Série de sweats [Grand’Ourse(Ikatee) /Marinière n°06 (Garde-robe idéale de bébé)]

Je vous présente aujourd’hui un sweat et le petit caleçon assorti, plus une petite veste, réalisés pour un bébé d’un peu plus d’un an.

Grand’Ourse toujours

La petite veste a été faite à partir du patron Grand’Ourse, qui est un patron que j’ai beaucoup utilisé pour faire des cadeaux. La version avec les oreilles de lapin fait un malheur ! Pour ajouter un sweat à la garde-robe de Maël, j’ai choisi de faire plutôt dans la sobriété : pas de doublure et pas d’oreilles. Par contre j’ai ajouté un patch au dos.

Concernant le patron, je formalise ici une remarque que je m’étais déjà faite : je trouve que c’est un patron qui taille grand par rapport à la stature de Maël. Il me semble n’avoir décalqué que le 12 mois ; on a déjà sorti le 18 mois depuis quelques semaines et ce gilet-là reste grand.

Heureusement Maël commence à avoir un âge où on a moins la pression sur les tailles – parce que bon, changer 5 fois de taille en une année, ça laisse quelques vêtements sur le bord de la route (au revoir la salopette mignonnette en velours rouge qui commence à être à la bonne taille en juin…) Là je sais que ce sweat sera porté à un moment ou un autre dans les 6 prochains mois.

Fournitures :

  • le patron : 16e en version pochette (déjà utilisé 5 fois)
  • chutes de sweat rouge (utilisé en 2016) et de jersey molletonné (utilisé pour un t-shirt, une robe Givre, un gilet pour bébé et même l’habillement d’une poupée)
  • patch fait à partir d’une chute de canvas imprimé plan de Londres (le fameux)
  • 2m40 de biais noir
  • 6 boutons pression (offertes par une amie dans un coffret qui fait mon bonheur)

Un sweat à l’encolure originale

J’ai acheté le livre de Marie-Emilienne Viollet, Garde-robe idéale de bébé, quand j’étais enceinte, avec l’idée de faire des vêtements pour Maël mais je n’en ai jamais eu la motivation. Sans compter qu’entre les cadeaux et les prêts d’amis, je trouvais qu’il ne manquait rien à son placard.

J’ai utilisé le livre pour la première pour faire un petit gilet à la fille d’une copine (il était assorti à sa poupée en tissu…) et une deuxième fois cet été pour lui faire une jupe assortie à la robe de sa maman. C’est une maison où on aime le matchy-matchy. Pour le coup ça n’est pas forcément mon truc et c’est peut-être la chose qui me gêne quand j’utilise mes chutes de tissu pour mon fils.

Fournitures :

  • le patron dans le livre (15,90e, 3ème patron utilisé dedans)
  • chutes du molleton Sirocco de Mars-elle fabrics : environ 10 euros
  • restes de biais en Jersey blanc
  • 2 boutons pressions (toujours de la boîte merveilleuse)

Rien à signaler sur la réalisation, sinon qu’il y a une erreur dans le patron : les longueurs côtés ne sont pas les mêmes entre les pièces dos et devant. Pour le 18 mois, il vaut mieux rallonger la pièce de devant que raccourcir celle du dos (ce que je me suis retrouvée à faire a posteriori). Et pour la version sweat, il peut être intéressant de raccourcir en largeur la pièce d’encolure devant, parce que pour les bébés à 4 pattes, c’est une encolure qui baille beaucoup.

Sinon je trouve le modèle très original : sa version adulte m’avait tentée un moment chez I am pattern. Je me déciderai peut-être, tiens.

Caleçon Burda 9423

La nounou ayant demandé un caleçon pour arrêter d’avoir des ourlets qui se défont et font glisser, je me suis relancée dans la couture du caleçon Burda que j’ai utilisé et ré-utilisé les 6 premiers mois et qui m’a bien servi à écluser mes chutes de tissus.

Petites jambes en attente d’ourlets…

Pour coudre ce caleçon, j’ai choisi l’option sans les pieds et la taille 12 mois (la stature correspondante est de 80cm). Il m’a l’air parfait et est très adaptable. Pour faciliter l’habillage au quotidien j’ai cousu une étiquette trouvée à la mercerie de Charonne sur l’arrière.

Fournitures :

Comment gérer équitablement et efficacement la garde-robe de bébé à la maison ?

Si vous avez déjà lu quelques uns de mes articles, vous avez pu remarquer que certaines choses me préoccupent comme l’écologie (avec l’idée de sobriété) et l’égalité entre les sexes.

Malgré des discussions sur le partage des tâches, la garde-robe de notre fils reste un des derniers bastions dont nous ne nous occupons pas équitablement avec mon compagnon.

Même si je ne suis pas totalement indifférente à l’aspect esthétique, la priorité sur ce poste de responsabilité est que notre fils ait des vêtements appropriés à la saison et à ses activités, et dans un nombre suffisant par rapport à notre rythme de lessive. Répondre au devoir d’habiller son enfant est, selon moi, une responsabilité partagée par les deux parents. Faire attention à la quantité découle de préoccupations pratiques qui deviennent évidentes quand chacun s’occupe de lancer les lessives et peut être amené à habiller le spécimen le matin.

Ces deux points sont acquis des deux côtés et pourtant mon compagnon ne gère pas la question vestimentaire. Enfin il ne gère pas son aspect prévisionnel (la charge mentale!) pour être plus exacte. Si un matin, mettons quand l’automne a commencé, il se rendait compte qu’il n’y avait pas de pantalon dans le tiroir et que nous n’avions qu’un seul gilet, je ne doute pas qu’il irait dans la journée acheter deux gilets et trois pantalons. Mais il aura du les acheter neufs (alors que nous souhaitons privilégier la seconde main… l’écologie c’est souvent l’anticipation) et aura sans doute choisi les choses les plus sobres du rayon garçon (alors que nous essayons d’acheter mixte pour que les vêtements puissent être donnés à notre nièce ensuite). Occasionnellement ça n’est pas forcément un problème mais pour être en cohérence avec nos valeurs, ça ne peut pas être la règle.

Comment faire pour qu’il se “projette” dans le placard de notre fils ? Et que ce soit en accord avec nos valeurs ?

J’essaie de pousser les deux alternatives suivantes, qui me semblent les plus en accord avec les contraintes qu’on s’est fixées et les plus accessibles pour quelqu’un qui ne souhaiterait pas “faire les magasins”(il déteste ça et rêve d’un magasin unique qui proposerait son modèle de jean, de chaussettes et de chaussures) et a juste besoin d’un déclencheur une à deux fois par an :

  • pour le gros des vêtements, la brocante : deux fois par an, il y a un vide-grenier organisé juste à côté de chez nous. Armé d’une liste des choses nécessaires (taille + type de vêtement), on peut être très efficace. Le côté saisonnier permet de se bouger les fesses juste à ce moment-là sans avoir à y penser le reste du temps.
  • pour l’appoint, la recyclerie : à Paris, c’est facile d’en avoir une à proximité de chez soi ou de son travail. Celle à laquelle je vais rue Chaligny a une offre limitée, ça évite d’y passer trop de temps : soit il y a, soit il n’y a pas, et on peut repasser jeter un oeil la semaine suivante. A côté de chez nous, il y a la Pagaille qui est aussi un lieu très très chouette.

Histoire à suivre donc…

Les contraintes de la seconde main et de la mixité… pas toujours facile à gérer

Jusqu’à maintenant, on réussi à trouver de tout sur Vinted, la brocante, la recyclerie : des choses neuves ou presque, des vêtements qui pourront être reportés par un enfant ou plus et des vêtements en fin de vie qui iront au recyclage textile une fois utilisés. Je ne trouve pas qu’il y ait de problème d’offres de seconde main à l’endroit où je me trouve (=région parisienne).

Pour les premiers mois de vie jusqu’à 10 mois, on a beaucoup fait avec des cadeaux, des caleçons que j’avais cousus et des vêtements qu’on nous avait prêtés. Malheureusement le bilan n’est pas aussi positif pour les vêtements que Maël porte maintenant. La faute au temps qui nous a beaucoup manqué ces derniers mois, puisque j’ai fait le choix de me lancer dans une reconversion professionnelle… ce qui a laissé beaucoup de place au déni vestimentaire de mon compagnon déjà fort occupé à faire tourner la baraque au jour le jour.

Actuellement le vestiaire de Maël est composé de 34 vêtements en 18 mois (accessoires non comptés du coup) :

  • 22 sont neufs, dont 8 sont des cadeaux
  • 8 ont été donnés ou achetés d’occasion
  • 3 faits main

Parmi eux, 17 items sont mixtes. Ouf l’honneur de nos convictions sont saufs !

Faire le compte permet de réaliser que, même si on a l’impression de faire beaucoup avec de la seconde main, le sentiment est inexact. Du coup la motivation est là pour inverser la donne lors du prochain changement de taille. On ne se met pas la pression mais on pense à l’avance à la joie qu’on ressent lorsqu’on est en accord avec nos convictions 🙂

4 thoughts on “Série de sweats [Grand’Ourse(Ikatee) /Marinière n°06 (Garde-robe idéale de bébé)]

  1. Ta réflexion m’intéresse évidemment et je la partage, en voyant bien que le problème risque de se poser ici aussi 😉

    Concernant les vêtements “non-mixtes”, qu’est-ce que ça veut dire? Qu’il y a des tracteurs dessus? Personnellement, autant j’ai de la peine à imaginer mettre une robe rose avec des petits coeurs à un garçon (mais en même temps, à une fille aussi sauf si c’est vraiment occasionnel et que la robe est vraiment très très belle), autant je suis 100% pour mettre des tracteurs sur une fille, parce que j’aime les tracteurs, que c’est cool, et qu’il y a pas de raison de s’en priver. Et le rose sur un garçon, ça peut à mon avis bien passer aussi… mais je suis probablement très revendicatrice de ce côté-là!

    Pour les contraintes seconde main, je vois bien le problème, surtout quand on n’a pas un réseau de bébés autour de soi, et il paraît que ça devient de pire en pire avec l’âge pour les garçons (et certainement aussi pour les filles quand on veut des habits pratiques et sans licornes). Pas de solution de ce côté-là sauf les trocs et le réseau d’amis avec enfants plus âgés… En Suisse je saurais où chercher, ici par contre, je serai très intéressée de connaître tes adresses au moment où ça me sera utile!

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    1. Oh félicitations, Elise ! J’espère que les débuts se passent bien 🙂 avec plaisir pour partager mes adresses au moment importun.
      Concernant la mixité des vêtements, pour moi tout vêtement est mixte effectivement. Mais dans un environnement social, je dirais que mixte, ça signifie que des gens qui seraient explicitement gênés d’habiller leurs enfants avec des vêtements non fléchés pour leur genre, ne se poseraient pas la question, ne tiqueraient pas sur le vêtement proposé et ne sauraient pas dire au 1er coup d’oeil si ça a été acheté au rayon garçon ou fille.
      Non-mixte, ça serait donc des vêtements sur lesquels il y a des couches et des couches sémiologiques qui crient “Fille!” ou “Garçon” au 1er coup d’oeil. Par exemple, rose + paillettes + mention “princesse” ou marron + surpiqûres donnant une impression de solidité + tracteur.

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      1. Pensée pour toi en déballant le tas d’habits “naissance” ramenés par ma presque-belle-soeur: la robe rose avec appliqué lapin portant du mascara pour nouveau-né n’a pas passé le test de l’exportation, contrairement au body gris “mustache is the best”…

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