Fresh : la capsule été 2020

(She’s fresh, she’s so fresh) Fresh as a summer breeze

Cette année je me suis décidée à avoir enfin des vêtements que j’aime porter pour l’été.

Il faut dire que je pars de loin : je déteste l’été au point que je vis dans une sorte de négation de l’existence même de cette saison. Le résultat côté placard, c’est que je me traîne des fringues moches et surtout pas assorties depuis assez longtemps, ce qui rend le passage de la saison encore moins agréable. Les jours de grande canicule, je porte mes deux robes de grossesse, plus par flemme d’en acheter/coudre de nouvelles que par goût. Je suis un X et la taille empire n’est pas ce qui me met le plus en valeur.

Comme beaucoup, je ne me trouve pas particulièrement bien gaulée. Je n’aime pas qu’on voit mes jambes sans collant et je n’ai jamais trouvé de short de ville dans lequel je me sente à l’aise (bizarrement je n’ai aucun problème avec le short de rando…).

En mars j’ai donc imaginé un ensemble de vêtements pouvant être portés ensemble lors des jours de chaleurs en ville. Je me suis fixée un nombre de pièces qu’il était réalisable de faire d’ici l’été (1 pantalon léger, 1 short, 1 haut crop, 1 débardeur et 1 kimono) et un budget (160 euros, si ma mémoire est bonne).

J’ai jeté le dessin de la capsule mais voici en gros un récapitulatif de ce qui était prévu.

Pièce / patron utiliséFournitures utiliséesPrix de la pièce
1 kimono Nénuphar (Deer & Doe)
= 14 euros
– 150 * 150 cm de popeline Stenzo Rainy day (en rupture de stock maintenant)
– thermocollant
= 13,5 euros
27,5 euros
1 pantalon Pietra version B (Closet Core patterns)
-> patron déjà amorti
– 160 * 155 cm de chambray denim Amandine Cha
– thermocollant fin
= 31 euros
31 euros
1 short Pietra version C (Closet Core patterns)– 100 * 1550 cm du même chambray denim
– thermocollant fin
= 20 euros
20 euros
1 blouse Cielo (Closet Core patterns)
= 22 euros
– 100 * 140 cm de double gaze Stardust powder
= 23 euros
45 euros
1 blouse Lola (Fibremood n°10)
-> remplacée par Mary du même magazine
= 12,5 euros
– 120 * 140 de crêpe de viscose Canopy cactus
+ boutons en stock depuis fort longtemps
= 24 euros
36,5 euros

Maintenant passons aux différentes pièces !

Le short

Le short est taille haute avec un devant plat et un dos élastiqué. La jambe est large, ce que je trouve à la fois confortable et seyant sur ma silhouette dans le sens où le short étant serré à la taille, cela créé un volume exagéré, un peu pin up sur les hanches, les fesses et le haut des cuisses.

J’ai réalisé cette pièce dans la taille 6, après avoir mesuré les pièces pour vérifier que mes fesses passeraient dans l’ouverture. Si j’avais suivi le tableau des tailles, j’aurais gradé vers la taille 10 aux hanches.

RAS sur la réalisation. Il y a juste le pliage de la poche qui peut être un peu perturbant, mais avec les schémas ça se passe bien.

Je suis hyper contente de mon choix de tissu. Je n’avais jamais cousu de chambray, parce que ça se froisse et que je n’aime pas le repassage et je suis contente d’avoir dépassé ça. Toutes les photos sont prises après lavage des vêtements et sans repassage : moi je trouve que ça passe bien !

Le pantalon 7/8

C’est exactement la même réalisation que le short (même taille, même tissu, même montage) sauf qu’il s’agit de la version jambes fuselées du patron. Je suis extrêmement fan du rendu : dans un autre genre, je trouve que les volumes sont bien réparties sur ce modèle là aussi.

Il me semble que j’ai creusé et allongé la fourche devant ; ça n’est pas inconfortable loin de là, mais je pense qu’esthétiquement ce ne sont pas les bons ajustements à faire. Je n’arrive juste pas à me figurer comment je suis fichue pour faire les ajustements adéquats. Des idées ?

Le haut crop top

Décalqué dans une taille 6 sans modifications, j’aurais du l’allonger pour être complètement à l’aise et l’encolure est un peu grande pour moi. J’ai prévu de faire la deuxième version avec les manches dramatiques pour l’automne : j’aviserai des modifications à ce moment-là. Quitte à me séparer du patron si vraiment ça ne matche pas entre nous.

J’étais -et suis toujours- très contente de la qualité de la double gaze d’Atelier Brunette : elle ne s’est pas déformée à la découpe ni à la couture et elle tient bien le lavage. A recommander si mon porte-monnaie me le repermet.

Le haut toile de tente

J’avais prévu de faire le haut Lola avec son volant et sa découpe dans le dos et je me suis laissée charmer par la version adulte du patron enfant Mary de sew.lala. J’ai agrandi le patron, puis rétréci à l’essayage intermédiaire : j’aurais pu partir sur le 14 ans en réduisant les marges. Il faut dire que généralement Fibremood taille grand.

Le crêpe de viscose de la dernière collection Atelier Brunette est beau, mais je trouve les couleurs un peu éteintes sur moi (elles ressortent mieux en photo qu’en vrai). J’aurais pu tenter leur coloris ochre.

Le kimono

J’aime beaucoup coudre des patrons de Deer & Doe mais quand les collections sortent, je n’ai pas d’effet waou et je n’ai pas envie de coudre les derniers modèles. Et puis passent quelques années, des réalisations diverses et variées, et je redécouvre les formes des modèles passés jusqu’à m’imaginer dedans. C’est ce qui m’est arrivé avec Nénuphar.

Je n’aime pas les manches 3/4 en général mais pour une petite veste à enfiler pour la fraîcheur matinale d’une journée d’été, c’est parfait.

J’ai imaginé un moment coudre cette veste dans une viscose pour un effet fluide et j’ai finalement opté pour une popeline que je ne regrette pas.

Le patron est réalisé en taille 38 sans modification. RAS sur la réalisation : c’était un parcours de santé avec mon tissu.

A venir (peut-être l’été prochain :D) : la capsule automne 2020

Le pyjama fluo (Pietra – Closet Case / Chemisette – Burda Easy P/E 2014)

Je crois bien que j’avais atteint le fond du fond en terme de pyjamas. Faute de les avoir renouvelés, ceux que j’avais étaient détendus et/ou usés. Et encore, ça c’est pour les “vrais” pyjamas. Depuis deux-trois ans, j’utilise beaucoup mes fringues de bricolage, de sport, de rebut mais-je-veux-pas-le-jeter, en guise de pyjama. Et franchement ça n’est pas très réjouissant.

Alors j’ai profité de la chaleur de ces dernières semaines pour me motiver à coudre un pyjama d’été dans une superbe double gaze Rico aux couleurs un peu kitsch. Pour composer ce pyjama, j’ai opté pour le patron du short Pietra (jamais cousu) et un chemisier d’un vieux Burda Easy (jamais cousu non plus).

Fournitures

  • patron Pietra acheté en pochette : 22 euros
  • Burda easy : donné par une amie
  • 2 m de double gaze Rico acheté en soldes avant la fermeture d’Anna Ka : 22 euros
  • boutons pression : donnés par une amie
  • thermocollant, élastique, fil

= coût total du projet : 47 euros (dont 22 euros de patron qui était utilisé pour la première fois)

Le patron du bas : Pietra de Closet Case

Le pantalon Pietra est un pantalon taille haute avec une ceinture élastiquée dans le dos. Les découpes devant permettent de former des poches au niveau des hanches et donnent un air rétro à la silhouette.

Le patron propose 3 variations : la version A qui est un pantalon à la jambe large, la version B avec des jambes fuselés et la version C, que j’ai réalisée, qui est un short.

C’était la première fois que j’exécutais un patron de la marque Closet Case et ça a été un grand plaisir de suivre les instructions (en anglais, certes). Toutes les finitions proposées sont extrêmement propres, ce qui était très satisfaisant. Ça donne l’impression de quelque chose de minutieux et que rien n’est laissé au hasard. Ça m’a rappelé le travail de Deer & Doe.

Réalisation & modifications

J’ai fait les modifications suivantes :

  • gradation de la taille 6 à la taille 10 pour les hanches, en suivant le tableau des tailles. J’ai un grand différentiel de taille fesses/taille et en gradant, tout passe bien par l’ouverture 😀 si on voulait réduire l’amplitude au niveau des fesses, on pourrait poser un zip invisible sur le côté comme l’explique le tutoriel de Sew North (en anglais).
  • ceinture dos : 2 coulisses avec 2 élastiques 2cm au lieu d’un seul élastique 5cm surpiqué. J’ai réalisé ensuite une seconde version avec un seul élastique et je préfère de loin la double coulisse.

Il n’y a rien de notable ni de très compliqué dans la réalisation. La capsule Rome dont est issu le pantalon Pietra est prévue pour les débutants.

Deux petits points peuvent toutefois poser problème :

  • la poche est formée par pliage. Avec les repères, on voit bien comment plier mais c’est tout de même un peu contre-intuitif au départ quand on a des problèmes de représentation dans l’espace
  • la pose de l’élastique et la fermeture de la ceinture, notamment si le tissu est fuyant ou marque peu le fer

Le patron du haut : La chemisette 1K du magazine Burda Easy P/E 2014

Les magazines Burda Easy proposent plusieurs variations autour d’un patron. Ici j’ai choisi d’utiliser le patron de base 1, qui permet de faire une chemise, un bombers manches courtes ou manches longues, une combinaison à mancherons ou manches longues.

J’ai réalisé la version K : une chemisette à manches raglans au-dessus du coude, col Claudine, longueur crop et forme boxy.

C’était la première fois que je réalisais un patron Burda easy. Même si les instructions étaient plutôt claires pour un Burda, ce fut un long chemin de croix avec au bout du chemin une réalisation bien bof bof. Rien à voir avec la couture du bas.

Réalisation & modifications

J’ai réalisé les modifications suivantes a priori :

  • version la plus longue du patron 1 pour réduire l’effet crop. La chemise m’arrive quand même au nombril
  • manches courtes du patron 1

Et celle-ci a posteriori, quand je me suis rendue compte que le col n’allait pas jusqu’au repère de la boutonnière :

  • correction d’une erreur sur la pièce de col : ajout de 3,5 cm de chaque côté

Mis à part ma galère sur le col (au lieu de rédécouper un col aux bonnes dimensions, j’ai choisi de redessiner le morceau manquant. Le motif de la gaze étant chargé, ça passe assez bien), la cousette s’est relativement bien passée. C’est plus sur le fit que je suis déçue… les manches raglans sont trop serrées pour moi sur l’épaule et je trouve que le col tombe mal. Je n’ai pas osé le surpiquer de peur d’empirer l’effet. Pour un pyjama c’est bon mais, si ça avait été pour une fringue de journée, je l’aurais enterrée dans mon placard.

Portabilité

Confort 5/5 : la taille élastiquée, il n’y a que ça de vrai. Surtout quand elle est absente devant et qu’il n’y a pas d’élastique pour comprimer le ventre. La double-gaze rend la tenue légère pour l’été. A tester pendant la prochaine canicule.

Qualité 4/5 : j’enlève un point pour les pressions. Ça ne me semble pas très durable à voir combien de temps ça durera.

Seyant / Cohérence : euuuh c’est un pyjama. Il est confortable c’est sa meilleure qualité. Le fait de choisir un tissu clair ne le rend pas très règles compatible pour les deux nuits de grandes chutes mais parfait pour les 26 autres.

Se mettre au vert [Drew – Fibre Mood n°6 / Adrienne – Friday Patterns]

Avant que le confinement soit décidé, j’avais commencé ce que je pensais être LA veste du printemps 2020. Mon choix s’était finalement porté sur la veste Drew et j’avais opté pour mon reste de velours milleraies vert. Confinement J7, j’ai fini la veste avec finitions aux petits oignons. You-hou !

Sauf que le principe du confinement c’est qu’on reste chez soi…hum… et qu’il s’est mis à faire vraiment froid quand je l’ai finie… et qu’accessoirement, cette veste est beaucoup plus courte que ce que j’ai l’habitude de porter…oups ! Voyons le point positif : un jour on va sortir de chez nous et il fera meilleur et ça sera une bonne veste à porter sur des robes :o)

Tic tac tic tac… Pour l’instant la veste reste sur le porte-manteau.

A l’usage, c’est aussi une bonne option pour aller avec mes deux nouveaux t-shirts rentrés dans mon unique pantalon taille haute ❤ Car après une semaine passée en jogging et vêtements de chantier (occupations cracra avec bébé obligent), j’ai eu envie d’un joli t-shirt à porter. Coup de bol : le jeudi avant le grand enfermement, j’étais passée à Brin de Cousette pour acheter du jersey et le patron du t-shirt à manches bouffantes, Adrienne. La mercerie Brin de Cousette dans le 11ème a régulièrement des patrons pochette venus tout droit d’Outre-Atlantique, ce qui évite d’avoir à imprimer, voire scotcher un PDF. Le point noir c’est qu’ils sont vraiment chers (22 euros pour un patron de Closet Case patterns par exemple)… et dans le cas d’Adrienne, on parle d’un patron à 3 pièces : le dos/devant, la bande d’encolure et les manches. Alors certes on ne paie pas son patron à la pièce mais quand même ! Spoil de la fin : heureusement ce patron est vraiment un bon investissement pour moi. Ouf !

Passons à la présentation de ces cousettes…

La veste Drew

J’ai acheté le magazine Fibre Mood pour le modèle de la veste Drew et son pendant pour enfant, la veste Legend. Il s’agit d’une veste courte type veste en jean, oversize avec les emmanchures rabaissées.

Les dessins techniques de Drew
Je craque… Etant donnée ma bonne expérience avec Drew, Legend est dans mes plans

Le magazine contient les planches et un pas à pas dessiné sans instructions rédigées ; celles-ci sont consultables en ligne si on le souhaite. Pour ma part, j’ai trouvé les dessins très satisfaisants. Même si je me suis quand même débrouillée pour assembler la manche droite au côté gauche et vice et versa, mais ça n’a rien à voir avec les explications fournies !

J’ai coupé la taille 34 et n’ai réalisé aucune modification. Si j’avais voulu porter la veste avec mes jeans, il aurait fallu que je rallonge de 10 cm. La veste étant quand même très oversize et back to the eighties, je ne pense pas que c’est un style qui me plairait #etpourquoipasunepermanente.

Tout s’assemblait très bien. C’est une couture simple mais longue à cause du nombre de pièces et des nombreuses surpiqûres. J’ai assemblé l’intérieur du col et des poignées de manche à la main durant mes trajets en métro de février : j’apprécie toujours d’avoir cette activité sous la main pour les jours où je ne veux pas prendre le vélo (waw en le relisant cette histoire de vélo et de métro me semble vraiment loin).

Cette veste, c’est une cousette que j’ai eu grand plaisir à réaliser. Je suis vraiment amoureuse de ce velours. Je n’en mettrais pas des tonnes dans mon placard mais quelques petites touches me mettent en joie.

Confort : 4/5. Portée avec les bons vêtements, elle est confortable. Je peux glisser un pull ou ma petite doudoune Uniqlo dessous.

Qualité 4/5. J’enlève un point parce que je ne suis pas encore bien familière de la pose de pressions et qu’à la première sortie j’en ai perdu deux…

Seyant 4/5. Il y a un côté un peu années 80 à cette veste oversize que je finis par trouver un peu stylée avec mon pantalon taille haute. J’en serais presque à vouloir remonter le col. Avec une robe, je la porte avec les manches retroussées.

Cohérence 4/5. Je n’étais pas convaincue du nombre de vêtements que je pourrais porter avec mais finalement c’est satisfaisant (robes dans la bonne gamme de couleur, pantalon taille haute préféré,…)

Les t-shirt Adrienne

Encore une cousette satisfaisante ! Et après Drew et ses très nombreuses pièces, ça fait du bien de n’en décalquer que trois ! Tout a été assemblé à la surjeteuse, c’est vraiment rapide.

Un élastique est passé dans le haut de la manche qui est assemblée en tout dernier au corps. Le bas de la manche est fermé par un élastique également.

Pour la 1ère version j’ai fait une taille S sans aucune modification.

Pas visible sur la photo. Dans sa version sans modification, Adrienne m’arrive juste au niveau du nombril :s

Pour la 2ème version j’ai allongé le buste de 6cm et réduit l’amplitude des manches et je préfère ainsi.


Confort 5/5 L’encolure est décolletée juste ce qu’il faut et tient bien en place. Malgré leur ampleur, les manches tiennent bien dans un gilet. Après allongement, il n’y a plus de risque de dos à l’air quelque soit le bas porté.

Qualité 5/5 j’ai confiance dans les jersey achetés chez Brin de cousette. Après deux lavages, tout se tient bien

Seyant 5/5 J’aime beaucoup l’effet sur moi.

Cohérence 5/5 Ça va avec un certain nombre de mes affaires de printemps et d’été, tout en remplissant un vide de ma garde-robe

La prochaine fois on parlera pyjama. Car quoi de mieux que de coudre des affaires d’intérieur quand on passe sa vie… à l’intérieur ?!

Green velvet [Delphine (Tilly & the buttons)]

Quelle que soit la saison je porte peu de jupes. Actuellement j’en ai deux dans mon placard : une jupe demi-cercle satinée pour les mariages et autres événements des belles saisons et une Anémone en tissu fluide que je portais jusqu’ici été comme hiver. Sauf que ladite jupe montre de sérieux signes d’usure et a fini par gondoler au niveau de la fermeture éclair (si peu invisible). Il lui fallait donc une remplaçante.

J’ai d’abord pensé à la jupe Nehalem (Sew Seven House) mais je n’avais ni le patron ni le tissu^^ Or une de mes résolutions de l’année est d’utiliser ce que j’ai en stock. Pour l’histoire, j’ai fait un semblant de décompte pour participer au défi “Réduis ton stock 2020, le retour de la revanche” et; en dépassant la vingtaine de mètres, j’ai commencé à ressentir un sentiment de panique. Là-dedans il y a des coupons-boulet (je parle de toi le mètre de scuba blanc… note pour le lecteur : si vous êtes intéressé, manifestez-vous), des coupons trésors (le défi propose des points bonus quand on les utilise au lieu de les couver des yeux) et des coupons tout à fait basiques et utilisables. Niveau patron, j’ai décompté environ 7 patrons pochettes jamais cousus et deux livres achetés dans la dernière année que je n’ai pas encore touchés.

De la contrainte d’utiliser ce que j’ai déjà est née l’idée de faire une jupe dans un velours vert forêt de type babycord avec le patron Delphine venant du livre Love at first stitch. Il s’agit d’une jupe trapèze taille haute avec ceinture intégrée qui se ferme avec un zip invisible au dos. Dans les instructions il est préconisé d’utiliser un tissu ayant de la tenue pour bien rendre la forme en A et de tenir compte de l’aisance nécessaire (2 à 4 cm pour l’estomac) pour choisir se taille.

Fournitures

  • 80cm de velours acheté à la mercerie Brin de cousette : environ 12e
  • 1 fermeture éclair invisible (en stock)
  • des chutes de coton pour l’étiquette et le biais
  • du thermocollant

Réalisation suivant le plan initial

  • patron décalqué en taille 2-3 (mes mensurations tombaient exactement entre les deux) : j’ai tracé une ligne exactement au milieu
  • les côtés ont été assemblés, puis surjetés
  • la couture dos a été bordée de biais
  • la ceinture intérieure a été assemblée à la main pour une couture invisible, après y avoir ajouté mon étiquette de couture
  • l’ourlet a été fait au biais

Modifications

Au moment de l’essayage intermédiaire, avant d’assembler la partie intérieure de la ceinture, il y avait deux choses qui n’allaient pas :

  • la longueur. Les pièces m’avaient semblé longues mais comme la créatrice mesure 155cm et que la jupe avait l’air d’être mini sur elle, j’étais incrédule quant au fait que cette jupe puisse être trop longue pour moi. J’ai du raccoucir de 5cm environ au niveau de l’ourlet et j’en ai profité pour reprendre les côtés qui “faisaient des ailes” à cause de la mauvaise tenue de mon tissu. Si j’avais mesuré la pièce au début, j’aurais fait la modification au moment du décalquage du patron sur la ligne prévue à cet effet.
  • le dos. Euh c’est quoi ce truc ?? Mon compagnon l’a élégamment formulé de la manière suivante : on dirait un string ! Surplus de tissu en bas des reins + tissu tiré sur le haut de la fesse = ces plis très disgracieux. Après moultes hésitations, j’ai démonté la fermeture éclair depuis le haut jusqu’à 5 cm en dessous de la ceinture; j’ai retiré un triangle de tissu sur chaque pièce dos, enlevé le surplus correspondant sur les 4 pièces de ceinture dos et recousu, en croisant les doigts pour que ça marche. Ça ne marchait pas. Alors j’ai ajouté des pinces dos et réduit la ceinture d’autant. Pffff voilà ce qui arrive quand on pense que, pour une jupe, quand on n’a pas d’écarts de taille dans le tableau de mesures de la marque, ça n’est pas la peine de faire une toile…

En découvrant ces problèmes, j’étais assez déçue par le patron qui avait l’air pourtant très simple sur le papier. En regardant les rares vues de dos sur Instagram et Thread&Needles, j’ai pu vérifier que je n’étais pas la seule à avoir ce problème. En pensant “J’aurais du refaire Anémone”, j’ai pris le temps de me demander pourquoi Anémone marchait si bien sur moi et je pense que ça tient dans le fait que la jupe est découpé en panneaux, ce qui épouse mieux mes formes et le fait que j’ai le bas du dos creux et le fessier relativement rebondi.

Globalement je suis peu emballée par les design de Tilly & the buttons. J’aime son univers, les photos mais j’ai le sentiment que les patrons ne sont pas faits pour moi. Sans doute à cause des formes qui ne sont pas les plus efficaces sur ma silhouette. A confirmer si je réalise la robe Meghan du livre…

Cohérence : 4/5 Je peux juste lui reprocher d’être dans une matière que je ne porterai pas l’été mais ça va je lui pardonne, parce qu’elle remplit bien mon cahier des charges (au-dessus du genou, relativement vélo compatible avec des collants opaques (edit : euh non pas du tout en fait… elle remonte tellement quand je pédale que c’est indécent 😦 ), Doc Martens compatible et va avec la majorité des mes autres affaires)

Seyant : 3/5 Après modifications, la taille me convient même si les plis tanga subsistent. Par contre, je ne suis pas convaincue de l’effet ailes sur les côtés…

Confort 5/5 Malgré les 4 cm retirés au niveau de la taille, je respire et je peux encore prendre un bon repas.

Qualité 5/5 Le tissu a l’air de bien tenir la route. Comme d’habitude, j’ai soigné les finitions pour que ça dure. Après découture recouture, j’ai fini par border les côtés au biais, faute d’avoir suffisamment de tissu par endroit pour un surjet.

Couture bonus : un nouveau pyjashort

J’ai récidivé avec un nouveau pyjashort pour cet été avec la chemise 13 et le short 24 du livre Garde-robe idéale de bébé. Je vous renvoie à la première itération du projet ici. J’ai simplement modifié la taille de la chemise (2 ans au lieu de 18 mois). En décalquant cette chemise avec col j’ai compris d’où venait l’erreur sur le modèle 09 : pour le modèle 13, une parmenture est prévue, qui est manquante dans les instructions du 09. J’ai préféré ne pas utiliser cette parmenture et effectuer les modifications que j’avais détaillées la première fois : rajouter 2 cm à chaque côté devant pour avoir une patte de boutonnage repliée (que j’ai quand même thermocollée parce que mon tissu était fin).

On peut noter que le col s’assemble jusqu’au bout de la patte de boutonnage au lieu de s’arrêter avant. Pour cette raison, je n’ai pas fermé le col de la chemisette avant.

Tissu jaune et pressions du stock… Le petit tissu mignon est d’occasion, acheté sur Thread&Needles avec le livre Grains de couture pour enfants que je n’ai pas encore utilisé. Il m’en reste une petite chute qui pourrait s’envoyer par courrier si ça intéresse quelqu’un 🙂

Projets futurs

  • une veste de mi-saison (printemps + jours moches de l’été). Je suis très indécise sur le tissu et même le patron à utiliser. Des idées ? …. En stock, j’ai du jean épais (brut et bleu vif), le reste du velours vert de la jupe Delphine, un coupon bleu ciel laine et soie… Et niveau patron, de quoi faire une veste en jean, un “kimono” court, la veste Ayora (Pauline Alice), un teddy ou encore un perfecto. Ce dont je suis sûre c’est que je ne suis pas du tout tentée par un trench et que je préférerais une veste courte et qui se ferme.
  • une housse pour un mini-fauteuil Ikéa qu’on nous a offert. La qualité du modèle a changé en 20 ans et la partie houssée a été réduite au minimum : c’est à la fois moche et dangereux. A priori je partirai sur un reste de tissu samouraïs.

La chemise de bûcheron [Melilot (Deer&Doe)]

Avant toute chose, laissez moi vous présenter mes meilleurs vœux pour cette année qui commence, qu’elle soit pleine de projets et/ou de recentrage sur soi-même et/ou de digestion d’idées mais qu’elle vous apporte de la joie. Pour cette nouvelle année, j’ai reçu un formidable cadeau : la nounou a pris une semaine de vacances et mes beaux-parents ont gardé notre fils pendant 5 jours. J’adore cet enfant mais souvent avoir des activités complètes me manquent, ne pas m’activer aux choses qui auparavant me procuraient du plaisir me draine, je me sens frustrée et la relation avec mon compagnon est souvent le parent pauvre du quotidien. Pendant 5 jours, je suis donc retournée à mes affaires de personne nullipare-pour-de-faux, avec même du temps pour avoir des interactions de qualité avec mon heureuse moitié (qui profitait avec soulagement de son temps retrouvé pour jouer aux jeux vidéos et… attraper une grosse gastro pour le 31 mais ça c’est une autre histoire).

Ma première activité fut de détacher mon canapé tâché de lait avec un vaporetto qu’on m’avait prêté.

Tout est dit

L’opération ayant réussi, la semaine s’annonçait sous les meilleurs hospices. J’ai donc décidé de retenter de faire les boutonnières de ma chemise Mélilot qui traînait depuis un moment, parce que je trouvais que ma machine faisait des boutonnières nulles et que je n’avais pas le courage d’aller chez Mireille pour les faire faire. Au final, allez savoir pourquoi comment, mais avec du temps, de la patience, de l’huile de coude et du cordonnet, ma machine a fini par accoucher de 13 belles boutonnières. Youpi !

La ppreuve par 7
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